Vendredi 27 mars 2020

J’ai fait de la place sur une petite étagère au-dessus du bureau pour déplacer, sur le tissu imprimé de grues qui s’envolent, sa photo, la moitié des fleurs rassemblées dans un vase, le lumignon allumé et l’encens.

Ce soir, il ne reste plus qu’un centimètre de cire et deux bâtons. J’ai éteint la bougie, arrêté de recharger le porte-encens.

Je ne suis pas prête à terminer ce rituel. Puisque je dois l’inventer au fur et à mesure, j’ai au moins la liberté d’arrêter.

Je ne veux pas dire au revoir.