Jeudi 26 mars 2020

Tout à l’heure, nous serons ensemble.

J’ai décroché sa photo, toujours aimantée sur ma porte d’entrée, et l’ai posée sur la table.

Pour le voyage, je l’ai posé sur un tissu au motif de grues japonaises qui s'envolent.
Pour la lumière, j’ai ajouté un lumignon de la Madonna della Rose qu’une pèlerine m’avait offert il y a 10 ans à Paris car je l’avais aidée à trouver son chemin.
Pour le parfum, j’ai planté trois bâtons d’encens japonais qui sentent la forêt de cèdre.

Les fleuristes sont fermés, alors j’ai fabriqué des fleurs en papier avec le Grü.

Trois fleurs à côté de son portrait, quatre dans le petit vase bleu, pour les âmes qui penseront à lui.

Et puis je voulais inviter du monde. Alors une rose de jardin pour ma mère, entourée de cinq simili coquelicots orangés, pour les âmes qui penseront à elle.
Une grande pivoine blanche pour ma sœur, entourée de deux anémones pour mon beau-frère et la Bulle et de deux renoncules pour les jumeaux.

Ça en fait, du monde !

Comme je manquais de papier, j’ai rajouté le bout de ciel dans lequel j’ai décidé de Mado reposait. Je pense qu’elle lui fera une place.

Tout à l’heure, nous serons ensemble. J’ai pas hâte, mais nous serons ensemble.