Les cartes postales

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Soleil écrasant. Chaleur étouffante. Même les carpes du canal sont ramollo. Décidons de nous mettre au frais dans un magasin de souvenirs.

Un sachet de cartes me tape dans l’œil, mais il ne reste que le modèle d’exposition. Je demande poliment si je peux l’acheter : regards incrédules de l’assistance de vendeurs qui se réunit pour étudier mon cas. Le plus âgé coupe court à la discussion. Il saisit son portable tandis que la femme en kimono file en remise avec le combiné du magasin.

J’ai lancé quelque chose qui me dépasse : les voilà en train d’appeler tout Nagasaki pour trouver lesdites cartes. Au bout de quelques minutes, l’homme raccroche et sort en courant. (Je rappelle que soleil écrasant et chaleur étouffante.) Il finit par revenir, triomphant (et frais comme un gardon, prenez exemple, les carpes ramollo !), le sachet de cartes dans les mains. Mais il ne me les donne pas ; à présent, ça s’active dans la remise. On cherche le bon emballage. On déplie, replie, s’applique et me tend un paquet parfait.

Un jour, j’ai demandé dans une librairie parisienne s’il était possible de commander un livre en anglais.

« Non. »

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