10 ans

J'appréhende chaque année l'arrivée de février. La naissance des jumeaux n'y a rien changé : ce mois est associé à la douleur du départ de ma Mado et à tous les chamboulements que ça a provoqué dans mon cœur. Je rêve d'elle souvent et je me heurte à son absence. Depuis peu, je me surprends à l'appeler Mémé. Comme si le lien s'atténuait un peu et perdait de sa force, de cette particularité de nos relations. Voilà bien longtemps que je ne suis plus un « rayon de soleil ».
Mais à chaque fois que j'échappe à la pluie, à chaque fois que je reste bouche bée devant un beau ciel, à chaque fois que papa tombe et ne meurt pas, j'ai le sentiment qu'elle y est un peu pour quelque chose. Appelons ça de la magie.

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