Jour 3 & jour 4 - Note express je suis attenduuuuuue*

James Ellroy est inquiétant, Brian de Palma est tranquille, Josh Harnett est jeune, Aaron Graou Eckhart est graou (comme son nom l’indique n’est ce pas), Julien Clerc est de plus en plus beau, Lou Doillon a un corps de rêve, Audrey Marnay va tomber, Emilie Simon est craquante, Emmanuelle la Grenouille Béart devrait soit faire un procès à son chirurgien, soit arrêter de s’opérer toute seule et Hugh Jackman ne va pas venir, alors puisque c’est comme ça, je range ma paire de claquettes dans le grenier et je boude.


L’indignation commence à gagner les planches deauvillaises. World Trade Center raconte sur le plan humain** la catastrophe du 11 septembre, à travers les histoires vraies de deux policiers, John McLoughlin et Will Jimeno, et celle d’un ex Marines, Jason Thomas. Si Oliver Stone a respecté les origines des deux policiers, Jason Thomas, noir, est comme par magie devenu blanc après traitement de la caméra. Et comme on commence à murmurer que le film est une commande politique, cela fait un peu désordre…


The Black Dahlia, de Brian de Palma, avec Josh Harnett, Aaron Graou Eckhart, Scarlett Wow Johansson, Hilary Swank, Mia Kirshner, d’après le roman de James Ellroy.
Depuis plus de deux ans, le livre attend sagement sur une étagère de me révéler ses mystères. Jamais franchi la page de garde ; si la couverture m’intrigue, elle m’inquiète aussi un peu. Il a été ouvert pour la première fois après la projection dans le but de pêcher une information capitale : son nombre de pages. Ces 488 pages doivent être d’une richesse sans commune mesure, rendant l’histoire inadaptable au cinéma.
Je n’ai strictement aucun reproche à faire sur la réalisation, empruntant et jouant avec virtuosité avec les codes des films noirs, avec plans séquence remarquables et travelling non vomitifs (j’ai peut-être l’estomac fragile, cela dit, mais si pendant la projection il s’est soulevé, c’était à l’évocation des détails du crime, pas des délires d’un cameraman). Les images sont superbes, la musique accompagne sans prendre le premier rôle, les acteurs sont excellents (juste une remarque de casting ; Elisabeth Short et Madeleine Sprague Linscott sont censées se ressembler comme deux gouttes d’eau, mais je cherche encore un lien physique (n’importe lequel) entre Hillary Swank et Mia Kirshner).
La densité des évènements, le manque de repères chronologiques, l’abondance de personnages et la complexité du scénario m’ont perdue dans un dédale d’interrogations alors que le film continuait à un rythme effréné. Ce qui passe dans un livre, parce que le lecteur peut retourner quelques pages en arrière pour reprendre le fil, ne peut pas passer au cinéma, surtout à un rythme aussi soutenu. Le tout se révèle confus, et malheureusement, incompréhensible.
Au final, l’impression frustrante d’être passée à côté de quelque chose qui semblait particulièrement alléchant, et la terrible envie d’ouvrir enfin ce bouquin pour combler les blancs dans ce qu’il me semble avoir compris. Pour tout dire, je suis sortie de la salle sans avoir compris pourquoi le surnom / titre « dahlia noir », pourquoi l’assassin est l’assassin, quel est l’exact degré d’implication de chacun, pourquoi Kay est ce qu’elle est, et pourquoi Lee est si fasciné par le dahlia.
Si j’aimerais m’enorgueillir d’avoir tout pigé, je dois au moins reconnaître que ne pas être la seule à n’avoir rien compris au dénouement et aux intrigues secondaires me rassure sa ma capacité d’analyse et de compréhension. C’est déjà ça.


Twelve and holding , de Michael Cuesta, avec Conor Donovan, Jesse Camacho, Zoe Weizenbaum.
Je n’aime pas l’adolescence et sa cruauté. Alors oui, c’est bien foutu, c’est maîtrisé, c’est parfois drôle, les trois gosses jouent vraiment bien, mais l’histoire est empreinte d’une dramaturgie qui selon moi sied mal au monde des pré-ados de douze ans. Ou alors, c’est l’époque qui change ma bonne dame, tout ça, je dois être en train de devenir une vieille conne.


Little Miss Sunshine, de Jonathan Dayton, et Valerie Faris, avec Greg Kinnear, Toni Collette, Steve Carell, Abigail Breslin, Alan Arkin, Paul Dano.
Un road-movie sans prétention, jubilatoire, rythmé, comique, délirant, truffé d’idées, avec une galerie de personnages exceptionnelle, dont je suis sortie encore pouffante. Tiens, d’ailleurs, rien que d’y repenser ça me reprend.


Come Early Morning, de Joey Lauren Adams avec Ashley Judd, Jeffrey Donovan, Laura Prepon. En Louisiane, on s’ennuie ferme. Alors on boit des bières en essayant de combler la vacuité de sa vie. Lent, long, pénible. Quelques jolies scènes.


*le chauffeur n’attend pas, voyez, c’est pas tout ça mais on chôme pas, on a des films à voir tudjieu, c’est pas une sinécure !
**tandis qu’Oliver Stone nous vante ses 60 millions de recette en trois semaines de projection aux Etats-Unis



Commentaires

1. Le mardi 5 septembre 2006, 10:57 par Nina

Ciel, le preums a donc cours ici aussi (je compatis hein!)

Ouaip, et j'ai beau les virer à chaque fois, ça revient toujours.

Voir tant de films en si peu de temps, ça me rappelle l'époque où je me faisais la fête du cinéma. Mais t'as pas mal à la tête le soir ??

Non, deux films, trois max par jour, en essayant de ne surtout pas enchainer. Une pause entre deux films, pour rester dans l'atmosphère, réflêchir un peu est pour moi indispensable.
2. Le mardi 5 septembre 2006, 11:08 par ulfablabla

Concernant le film d'Oliver Stone, selon les infos glanées sur le Wiki des Wikis, ce ne serait pas Dave Karnes mais Jason Thomas qui a blanchi devant la caméra.
Ah, je me suis trompée de personnage. Je vais corriger, merci :)
J'en profite pour préciser ce que j'ai dis ici :
Enfin j'ai juste vu la bande annonce de World Trade Center, humm, c'est clair que j'ai été ému, mais merde, après, tu te ressaisi quand même et tu te dis que tu t'es un peu fait avoir.

Quand je dis, t'être fait avoir, c'est que, voilà, on t'a pris par les sentiments, le coeur qui prend le pas sur la raison. ça fait un peu on essait d'émouvoir pour éviter de faire réfléchir. Et tu confirmes un peu en soumettant l'hypothèse (hautement probable) que le film soit une commande politique.
Le film est forcément partial, ça, on s'en doute, évidemment.
Et Oliver Stone est pas super finaud, sur le coup, enfin, je veux parler de sa communication autour du film, comme de se vanter des 60 millions de recettes en 3 semaines. D'ailleurs, étonnant qu'il ne reverse pas tout aux victimes. (mais quelles victimes? des tours ou de la guerre qui s'en suit?)
60 millions en trois semaines, ses meilleurs critiques après Platoon, etc etc. Perturbant. Bémol pour la commande politique de ce film, je viens de me rappeler les propos d'Oliver Stone:
Souhaiteriez-vous vraiment tuer Ben Laden de vos propres mains ?
Oui. Mais j’aurais préféré qu’on le fasse après le 11 septembre et qu’on raye Al-Qaida de la surface de la terre. Au lieu de partir calmement aux trousses de Ben Laden, Bush a lancé une grande guerre contre la terreur qui n’a fait que renforcer le Djihad.
(...)Al-Qaida représentait environ 7 000 hommes. Il fallait les tuer calmement au lieu d’en faire des héros. Ben Laden n’était pas si puissant. Au lieu de ça, on lui a offert la guerre en Irak pour laquelle Bush s’est mis à dos les européens. Ce type est stupide. J’étais dans la même classe que lui à Yale, et il était déjà nul. Nul dans sa vie, et nul comme président.
Qu'il déteste Bush n'implique pas qu'il ne puisse répondre à une commande politique visant à souder les américains en ravivant leurs blessures. Il suffit qu'il estime l'action correcte, importante. (Ou bankable ? Noooon.)
A propos de Twelve and holding, moi, j'aime bien les films qui traitent de l'adolescence, ça permet de revivre ça par procuration et avec le recul sans en être affecté. Et puis surtout, de voir ça dans d'autres pays, comme souvent les Etats-Unis.
Par contre le thème du passage à l'âge adulte qui se fait d'un coup à cause de la mort de quelqu'un, j'ai l'impression d'avoir déjà vu ça un certain nombre de fois...
Jamais traité de la sorte, en tout cas me concernant.
Little Miss Sunshine, ça sort demain, je ne vais pas tarder pour le voir, la bande-annonce avait vraiment l'air prometteuse.
Comme c'est dommage de regarder les bandes annonces ! Tu te gâches les surprises du scénario !

3. Le mardi 5 septembre 2006, 11:13 par Shopgirl

Note pr moi même : lire le livre avant d'aller voir le film de Scarlett Wow ;)

Oui, ça me semble préférable :)
4. Le mardi 5 septembre 2006, 11:55 par Adrenalynn

On dit pas long, lent et pénible, on dit contemplatif et Regarde le plafond, Ingmar.
Non non, même pas contemplatif, juste lent !
On aura droit à des photos d'Eulalie, étoile parmi les étoiles, ou bien (même avec des lunettes noires, hein) ?

Ahahahaha !!! Non.
5. Le mardi 5 septembre 2006, 13:06 par Ercie

Je crois que l'aspect incompréhensible du Dahlia Noir est lié à la présence de Josh Hartnett dans le film. Par exemple, dans Sin City, j'ai été incapable de retrouver quel personnage il incarnait. Pourtant, j'en ai lu, des albums de F. Miller, pas tous mais presque, mais quand même, blanc. Du coup, ça m'a rendu complètement incompréhensible la dernière image du film. Faut le savoir, cet acteur-là, il vaut mieux éviter de l'engager.

Mais alors sur qui les petites minettes vont-elles fantasmer ?
6. Le mardi 5 septembre 2006, 13:07 par dpc

Hé, réitérer ses titres de note, c'est mal.
(oui mais moi je les numérote, c'est pas pareil.]

Han mais nan, tu le tiens pas du tout, là, c'est une redondance artistique, avec astérisque évolutif !
7. Le mardi 5 septembre 2006, 13:47 par Tonton5

C'est le problème avec les films floricoles américains on n'y comprends rien. Déjà, avec le "Nom de la rose" j'ai eu beau le regarder trois fois, je connais toujours pas son nom.
Pour éviter les noeuds au cerveau, il faut regarder du film français, Oui Madame ! La preuve : j'ai tout compris à "Fanfan la tulipe"
Tonton, rose pourpre du VII

Hmmmm, ce serait "Tulip d'holland drive", alors ? Ceci expliquerait cela...
8. Le mardi 5 septembre 2006, 14:03 par philippe

Je te rassure tout de suite Lilli, tu n'es pas une vieille conne ! attends d'avoir mon âge (13 ans de plus) pour dire ça.
Je sais, pour moi ça a commencé bien avant 26 ans, mais quand je vois tes goûts musicaux (hi hi hi), je me dis que tu n'es pas encore en devenir :)
Ah non, je revendique mes goûts musicaux de pas jeune, les jeunes écoutent MPokora et Leslie, baaaaaah !

Concernant ta rubrique, je m'interroge aussi sur une éventuelle ressemblance physique entre Hillary Swank et Mia Kirschner.

Et Oliver Stone ferait maintenant des films sur commande pour l'administration Bush ? comme quoi tout le monde est à vendre !
A quand le tour de Michael Moore ?Politique n'est pas forcément Bush ;)

Et puis, je te prie de m'excuser de ne pas te l'avoir demandé plus tôt, mais es-tu au moins revenue toute bronzée de ton expédition sur la Côte ?
Ouaip, je resplendis. Bon, je pâlis, aussi, mais je resplendis.

Bises.

PS : ton blog ne m'aime pas, il m'oblige à renseigner mon nom et mon e-mail à chaque fois, même quand je coche la case zébrée magique.
Oh ? Peut-être parce que tu as une IP flottante ?

PS2 : hier soir j'ai visionné "Rififi à Tokyo", un film de 1962 avec Charles Vanel, tout nouveau quoi ! eh bien j'ai aussi été déçu.

PS3 : alors, "Les experts" ?

Pas vu, suis allée boire des coups pour réflêchir au Dahlia noir !

PS4 (je suis en verve) : je traîne une sacré flemme, alors aurais-tu idée de la date approximative de ta note sur "Rox et Rouky" ? je souhaiterais laisser un comm'

Aucune, mais tu as un champ de recherche dans la colonne de navigation ;)
9. Le mardi 5 septembre 2006, 14:04 par GUILIDOC

Bien chère vous, Entre deux coups de fils clients, entre deux mémos , entre deux lectures de quotidiens entre deux tranches de pain de mie sandwich mayo, je lis vos articles Deauville? Connais pas ! A part de rares souvenirs d'un mec sur un ponton humide qui disait à une femme qu'elle était belle. Mais du Dahlia Noir là oui! Le film est sorti ? Il sort en France le 8 novembre Je ne sais pas je ne suis pas plus cinéphile que vous êtes rousse mais par contre je suis Ellroyphille depuis longtemps. Et si vous n'avez encore rien lu je vous le conseille.Oui, je me mets sur le dahlia, ne serait-ce que pour comprendre ce qui s'est passé ! Lire Ellroy n'est pas un facile, on se sent vite découragé par la masse de pages, décontenancé par la quantité de personnages et désapppointé par un style qui passe du trash ou sociologique en moins de temps qu'il n'en faut à mon lapin pour uriner derrière le canapé (oui j'ai un lapin et il s'appelle biscotte). Bref les auteurs états uniens de romans noir et de polars sont légions : James Ellroy en est le patriarche! Bonne lecture Et merci pour ces moments dhumeur et d'humour que vous nous offrez -presque- chaque jour De rien de rien ! :) Guilidoc

10. Le mardi 5 septembre 2006, 16:36 par Leto

Miss Majesté,

Pour en revenir à WTC - "Wesh, Ton Cul" ou World Trade Center (comme on veut)- rien que la bande annonce est larmoyante a souhait, ça pue l'américanisme primaire... Et puis j'aime pas N. Cage en persos vaillant et courageux, je le préfère en personnage bancal et mal foutu. (je ne sais pas je le trouve pas crédible en archétype du héros, parce qu'on a beau vouloir nous montrer des pompiers de bases, on en fait des héros. Miraculés certes, héros, tout est relatif... ).
Oh, pas vraiment héroïque, non, il ne sauve personne, il entraine juste ses hommes vers une mort certaine, et il est sauvé par les autres. Non, pas ceux de Lost. D'autres autres.

D'accord c'était et ça demeure une catastrophe. Mais je préfère un film comme Vol93 avec ses imperfections et ses incertitudes que WTC...

Pour ce qui est du Black Dahlia, je suis content que ça soit confus, j'aurais pas honte de pas avoir compris en sortant après avoir reluqué Josh (WTC (et pas que ça) !!!!!!!!! cf plus haut) pendant tout le film.
Bof, Aaron est bien mieux, moins lisse, moins propret.

Bien à Vous Votre Altitude Majestueuse (accessoirement si Josh montre le bout de son nez je suis preneur d'une photo dédicacé, d'un rendez vous aux chandelles, d'une nuit d'amour.... Bref tout ce que le plus bel homme de mon monde veut bien donner lol)

Désolée, il est déja parti, ça va être compliqué.
11. Le mardi 5 septembre 2006, 17:18 par Krazy Kitty

Pour ce qui est du Black Dahlia, les réponses à tes questions se trouvent effectivement dans le livre. (Il est regrettable d'apprendre qu'elle ne se trouvent pas dans le film, d'ailleurs).

Peut-être qu'elles y sont, mais trop furtives, peut-être qu'en essayant d'intégrer des choses, je suis passée à côté d'autres.
12. Le mardi 5 septembre 2006, 18:47 par AaAbBfLLLu

Même avis que toi, Leto, concernant N. Cage, je le préfère dans des films comme Leaving Las Vegas, A tombeau ouvert, Adaptation ou même Lord of war ou encore Volte face que dans, hum... 60 secondes chrono, Rock ou Benjamin Gates... Et dire qu'il était question de lui (il y a longtemps) pour incarner le nouveau superman...

Ahaha, 60 sec chrono, ahaha, quelle merde !
13. Le mardi 5 septembre 2006, 20:15 par Nina

Tu as raison de te poser entre deux films. Ingérer des images, comme ça, sans prendre le moindre recul, ça n'a pas le moindre intérêt!!

Oui, d'autant plus qu'il me semble impossible de prendre ce recul plus tard, parce qu'on n'est plus dans les émotions, et on finit par mélanger un peu les choses.
14. Le mercredi 6 septembre 2006, 09:01 par sma

oh oui, parait que Little Miss Sunshine c'est tres sympa...:) bisou eulalie, surtout ça..;) sma

Green kiss, sma !
15. Le mercredi 6 septembre 2006, 09:14 par Pas

Effectivement, le Dalhia Noir, c'est un livre super intéressant et Ellroy se démerde pas trop mal. Mais je comprends ton désarroi. J'ai ressenti plus ou moins la même chose avec L.A. Confidentiel. Et quand on lit le livre, on se rends compte à quel point un nombre incalculable d'informations ont été zappées. En tout cas, hâte de voir le film pour voir si j'arriverai à suivre l'intrigue comme dans le bouquin, somme toute assez complexe il faut bien l'avouer, et pour ... nan, pas Josh Harnett ... pour Hillary Swank !

L.A. Confidential, je n'ai jamais réussi à le regarder en entier. Je m'endors systématiquement au bout d'une demie heure. Il paraît pourtant en effet que le bouquin est génial, ce qui me conforte dans l'idée qu'Ellroy est inadaptable.
16. Le mercredi 6 septembre 2006, 14:03 par Ménille Avénale

"je cherche encore un lien physique (n’importe lequel) entre Hillary Swank et Mia Kirshner"

J'ai une proposition : elles sont toutes deux brunes, assez maigres, avec des traits plutôt prononcés (genre si tu leur coupes les cheveux et cesses de les maquiller, elles ressemblent à des garçons, cf Hilary Swank dans "Boys don't cry". Oui, surtout Hilary Swank, je le concède).

Moui... Elles ne ressemblent en tout cas pas du tout à des garçons dans ce film, et c'est peut-être parce qu'elles sont "déguisées" en fille d'époque avec leur beauté sublimée qu'on ne leur trouve pas de ressemblance.

J'ai entendu à la radio des commentaires aussi enthousiastes que le tien sur "Little Miss Sunshine", j'ai vraiment envie d'aller voir ce film dès sa sortie, du coup.

Je le conseille, ça fait du bien de sortir léger d'un film.
17. Le mercredi 6 septembre 2006, 14:09 par Ercie

Ben, sur Graou Eckhart, non?

Non, c'est déjà pris. Plus de place pour les groupies d'Harnett. C'est comme ça...
18. Le mercredi 6 septembre 2006, 21:23 par petit ours

James Ellroy est étrange... Tu m'étonnes, il est complètement malade et dégénéré oui, suffit de lire le Grand Nulle Part...

Je me demande comment c'est dans sa tête...

Je n'aimerais en tout cas pas y faire un tour, ça doit être bigrement glauque là-dedans !
19. Le jeudi 7 septembre 2006, 08:44 par AaAbBfLLLu

Tiens, je suis étonné. Tu es sortie encore pouffante de la projection de Little Miss Sunshine? Bon, c'est clair qu'il y a de l'humour, dans ce film (d'ailleurs, la bande annonce ne présentait que cet aspect là), mais globalement, je lui trouve un petit goût amer, limite acerbe. Enfin, en gros, c'est triste, quoi... Même si bon, le tout reste assez positif, et, comme tu le disais, une galerie de personnages très intéressants.
Bon, d'accord, il y a des scènes vraiment cocasses (je repense à la fin), mais en même temps, un peu dérangeantes, embarassantes.

Oui, amer, parfois même terrible, mais ce sont avant tout des gens qui surmontent les choses, ou au moins entrainés dans une dynamique positive. C'est tourné avec humanité, mais aussi avec dérision, et tu sors en souriant. Pendant ce festival, on voit plein de trucs super glauques, vraiment durs, ce film là est une bouffée d'oxygène qui te permet de relativiser pas mal de choses. Alors oui, pouffante, encore.
20. Le jeudi 7 septembre 2006, 15:20 par matthieu

Je suis surpris pour Oliver Stone et WTC, Stone est loin d'être un réalisateur mercrenaire, peut-être devait-il du fric à un studio? (Alexander a couté bonbon si je me souviens bien) Sur le plan politique il a quand même souvent secoué le cocotier aux USA (Nixon, JFK, Platoon, il me semble qu'il a aussi rencontré Castro il y a quelques années) bref autant de raisons qui m'inciteraient à voir le film malgré l'aspect émotif. Tant mieux, comme ça tu pourras me dire ce que tu en as pensé, je donne mon avis, je en cherche pas à dissuader ou à pousser :)
Pour le Black Dahlia j'avais dévoré le roman qui est à la fois assez complexe et chargé en références personnelles (pour autant que je connaisse Ellroy): bref c'est certainement très difficile à rendre sur grand écran comme tu dis.

C'est la raison la plus probable au fait que le film soit dur à suivre en tout cas.