La soirée Maman - Fifille

Pour faire une soirée maman-fifille, il faut :
- Une maman,
- Une fifille,
- Une comédie sentimentale américaine très convenue et très bête avec des bons sentiments à la pelle et une jolie morale (« l’Amour vaincra, c’est dans sa nature »),
- Un plaid en polaire suffisamment grand pour réchauffer les quatre jambes, des pieds à la taille,
- Une bouteille d’eau, parce qu’on ne s’empiffre pas, c’est pas une soirée copines. La maman veut bien regarder des conneries, mais elle veut aussi marier sa fifille alors bon hein bon.

La comédie sentimentale choisie : « Coup de Foudre à Manhattan » avec J. Lo From The Block et Ralph Fiennes.

Un film américain entendu, prévisible, cu-cul la praline mais sans sucre, avec une bombe sexuelle qui, inexplicablement, est toujours célibataire à trente ans et un homme très séduisant mais aussi très très riche et très très puissant mais qui a su rester un gentleman avec les femmes (surtout s’il s’agit de bombes sexuelles inexplicablement célibataires à 30 ans)

La scène qu’on attend, nous, à chaque fois, c’est le relooking à la Pretty Woman, ou comment la vieille fille en jean devient une sexy da-dame en robe longue. Elle n’est pas systématique, mais heureusement jamais décevante. Ici, la petite soubrette essaie des tenues à douze millions, revêt une parure en diamant, se fait maquiller et coiffer par ses supers copines professionnelles de l’hôtel. Evidemment, elle a choisit la robe la plus tarte, le collier le plus gros, le chignon le plus sophistiqué mais aussi le plus mémère, le maquillage le moins discret, et elle est absolument ridicule (Il faudra vraiment qu’un jour quelqu’un se dévoue pour prendre un avion pour Hollywood et reprenne les bases du bon goût à zéro avec miss Lo)(Un ptit détour chez Beyonce aussi ne ferait pas de mal). Mais comme le politicien (le très séduisant très riche très puissant) semble aussi avoir des goûts de balai à chiotte, il est tout émerveillé et danse avec elle avec un sourire niais.



La scène finale est généralement une course effrénée vers la Vérité des Sentiments. Là aussi, ça n’a pas loupé ; une belle course poursuite dans l’hôtel avec les journalistes (qui s’intéressaient de près à l’histoire du Politicien et de la Soubrette), il la retrouve, mais que fais-tu là, on a tous droit à une seconde chance, oh mon dieu, ils s’embrassent, superbe happy end, et toi, public, tu es très content, et tu fais ta course poursuite à toi, personnelle, vers les toilettes, parce que mine de rien tu t’es enfilé une bouteille d’un litre d’Hépar.

Observations en vrac :
- Si Jennifer fait du 36, moi j’ai des rubis qui me coulent dans les veines (et je fais du 36, soyons fous),
- Actrice, chanteuse, poitrine à faire pâlir les frères Zeppelin, Miss Lo est à la dramaturgie Hollywoodienne ce qu’Ophélie Winter est au cinéma d’auteur français (sauf que personne ne remet en cause le 36 d’Ophélie)

Commentaires

1. Le mardi 27 juin 2006, 23:02 par philippe

Le 36 d'Ophélie ? tu veux parler de son Q.I. ?

Chez moi, on fait des soirées maman-fiston, mais la première n'est jamais contente des choix cinématographiques du second : "La chute du faucon noir", "Windtalker", "Copland", un Tarentino ou un bon polar avec Al Pacino ou Robert de Niro.