Déménagement, J - 9

Je déteste les départs. C’est viscéral.

Comme ce blog a aussi pour vocation de vous apprendre la Vie (non Mnémo, pas VIE), humble mission dont je me sens investie parce que moi au moins j’ai tout compris, je vais vous donner une astuce qui rend les départs moins douloureux.

Ça ne sert à rien de :
- pleurnicher comme un(e) gamin(e) en triturant les coins de son doudou et en remontant Grand-Mère, son tricot et ses lunettes au grenier : il faut savoir rester Glamour en toute circonstance,
- se défouler sur un bac de glace menthe-choco (oui, toi, là, fais pas l’innocente), un pot familial de nutella ou des paquets de biscuits apéro : ça tue le régime et ça peut donner des boutons,
- tourner en rond comme une âme en peine en écoutant en boucle un CD de Mariah Carey : ça abîme le lino, les rapaces d’agents immobilier pourraient le retenir sur le dépôt de garantie. J’ajoute que posséder un CD de Mariah Carey est passible de quatre ans d’emprisonnement et 40.000 euros d’amende. Ça fait réfléchir tout de suite, hein ?

Tous ces comportements sont en effet très puériles : pleurnicher, manger, errer, ce n’est pas constructif. Etre adulte, c’est construire. « Mais c’est construire quoi ? », allez-vous me demander, cherchant la vérité dans mes boucles blondes avec vos grands yeux avides de connaissances. Je vous tapote amicalement la tête et vous réponds ceci, prenez de quoi noter :

Peu importe ce que vous construisez. C’est le fait de construire qui importe.

- Même des petits paniers en osier ?
- Oui, Petit, même des petits paniers en osier.
- Même des cocottes en papier ?
- Oui, Petite, même des cocottes en papier.

Donc, c’était quand même le sujet de cette note, mon astuce constructive d’adulte qui a envoyé son sale TIP aux impôts hier : pour ne pas souffrir des départs, il faut construire des engueulades graves à gravissimes avec tous les individus qu’on a fréquentés au dit endroit. En gros, se fâcher avec tout le monde.

J’ai commencé hier avec mes voisins.