Journal d'une blonde

Billevesées d'humeur.

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lundi 2 septembre 2013

Coques

20130901.JPG Hier, j'ai emmené de nouveau mon otite à la plage, et elle n'est toujours pas du genre à sauter dans les vagues.

dimanche 1 septembre 2013

Verre dépoli

20130831.JPG Hier, j'ai emmené mon otite à la plage, et elle n'est pas du genre à sauter dans les vagues.

samedi 10 août 2013

Twinkle twinkle little star

Si vous nous cherchez, ma mère et moi, nous sommes les deux paires d'yeux englouties sous des couvertures, installées sur les transats, dans le jardin, occupées à chasser les étoiles filantes. (On a préparé plein de vœux.)

samedi 3 août 2013

T-800

Après avoir passé une heure à classer des centres d'intérêt et prioriser des valeurs, l'Ordinateur -en 2013, il y a encore des gens qui parlent de « l'Ordinateur », avec cette forme si particulière de déférence dans la voix- de l'institut payé par Pôle Emploi pour me trouver mon dream job est formel. Le travail qui correspond le mieux à mes compétences ET mes centres d'intérêt est : chanteuse de jazz / rock / variétés. Voilà qui explique toute cette vague de monstrueux Keen-V, Shy'm, Tropical Family et Maître Gims : le réseau Skynet a commencé son œuvre de destruction. Planque-toi Sarah Connor (et achète des boules Quies).

samedi 13 avril 2013

Message à caractère informatif

Je ne chante pas faux. Ce sont les oreilles des autres qui sont injustes.

dimanche 6 janvier 2013

Cardio-cuisine

Si l'ail est aussi bon pour le palpitant qu'on le dit, alors une seule cuillerée de mon houmous maison vous dispense pour une année de longues balades en forêt, de vélo elliptique et même de concours de saut en hauteur à cloche-coude. Il éloigne également les nuisibles et tous les êtres pourvu d'un odorat qui ne vous aiment pas vraiment. En revanche, il extermine les poinsettias et je crois qu'à terme il fait fondre la langue, mais j'imagine qu'on n'a rien sans rien.

jeudi 3 janvier 2013

2013...



Les charentaises. Donc.



Année de la charentaise, donc.

J'espère que les pommes ne seront pas trop dures, que le cachet de Stéradent à l'oxygène actif ne restera pas coincé dans l'emballage, que la colle à dentier ne séchera pas près de l'embout, que les petites roues de nos déambulateurs ne se gripperont pas, que les parties de Loto seront fiévreuses et endiablées, qu'il y aura des "Petits-Beurres", des "Thés" et même de la confiture de mûres pour les collations.
En attendant toutes ces réjouissantes aventures que 2013 nous réserve, tisane pour tout le monde ! (Camomille, hein, je n'ai plus de menthe à cette heure tardive.)

jeudi 20 décembre 2012

En mal des Maldives

Il y a des choses qui sont complexes à raconter ; un voyage de noces en fait partie. À vrai dire, je manque de superlatifs.
Si je devais résumer, je dirais que si je cherche un état dans lequel la vie me semblait aussi simple, naturelle, pleine d'émerveillement et de découvertes, je dois retourner à mon enfance. Alors plutôt que de partir dans un laïus pompeux sur la renaissance et le sens de la vie, je vous livre ici les photos du voyage, avec en personnages principaux deux des figurines que nous avions achetées pour monter le petit film en stop motion annonçant à nos proches la date du amriage ; Stormy et Sandy Trooperz. (Qu'en définitive nous n'avons pas utilisées, leur préférant une figurine de Goldorak et une poupée de la Marquise de Pompadour. Je leur devais donc bien ça.) En route mauvais Troopz !

lundi 3 décembre 2012

Vieux couple

Dans la liste de Noël envoyée dans mon dos à sa famille, le Grü a demandé des charentaises fourrées.
Oh, je le vois bien, votre petit sourire. Vous attendez la chute de ce que vous pensez ne pouvoir être qu'une blague. Mais à moins que je ne le pousse dans l'escalier pour éprouver la solidité de son fémur, il n'y aura pas de vol plané ; le bougre est on ne peut plus terre à terre.
C'est officiel ; la moitié de nous est un petit vieux.


lundi 15 octobre 2012

Les ailes du doute

Œil du tigre, je m'entraîne à scander ce que j'ai le droit de prendre dans mon bagage cabine tout en remontant les marches de mon musée des Arts de Philadelphie à moi (= les étages qui mènent chez moi), cependant, une angoisse subsiste ; que diantre se passera-t-il si je prends un truc prohibé ?

Est-ce qu'on me fera monter sur une scène, les fers aux pieds, tout en distribuant des fruits pourris à une foule déchaînée ?
Va-t-on me coiffer d'un bonnet d'âne que je devrai porter durant les longues heures de vol ?
Retirera-t-on trois points à mon permis de voyager ?
Écrira-t-on un mot sur mon passeport, devrai-je le faire signer par mes parents ?
L'hôtesse recevra-t-elle comme consigne de ne pas me servir mon plateau repas ?

Ou, pire, l'agent de sécurité me fera-t-il les gros yeux ? Je ne supporte pas qu'on me fasse les gros yeux. S'il fronce les sourcils, c'est sûr, je fondrai en larmes.

dimanche 14 octobre 2012

Obsession sac à main

À quelques jours du départ en voyage, le monde est divisé en deux catégories : ce que je peux et ce que je ne peux pas prendre avec moi dans l'avion.

- Un paquet de chewing-gum : oui, un gros bocal de cornichons : non, un cornichon dans un paquet de chewing-gum : oui
- Un baume pour les lèvres : oui, une plaquette de beurre doux : non, un baume pour les lèvres à base de beurre doux, oui
- Une console de jeux portable : oui, des saucisses de Strasbourg reliées par une chaîne à gros maillons : non, un jeu de baston charcuterie pour console portable : oui
- Un spray buccal : oui, une flasque de whisky : non, un spray buccal goût whisky : oui
- Une torche électrique : oui, une lampe à pétrole : non, une torche électrique bleu pétrole : oui
- Un petit précis philosophique sur les volailles : oui, un poulet de Bresse : non, un poulet philosophe : à voir, mais je dirais oui, c'est quand même sacrément épatant un gallinacé savant, surtout quand ils mettent leurs shampoings en soute.

samedi 15 septembre 2012

Un râtelier ?! À flingues ?!

Je pense que notre voisin attend systématiquement que nous rentrions chez nous pour commencer à joyeusement jouer du marteau, dans le seul et unique but de nous rendre fous.
ET ÇA MARCHE TRÈS BIEN.
Maintenant j'ai envie d'accrocher un râtelier à flingues dans l'entrée.
...
A un clou.
...
Avec un putain de GROS MARTEAU !


jeudi 13 septembre 2012

Y'a pas de petit profit

Aujourd'hui, mon iPhone donnant des signes de fatigue, mon ÉPOUX m'a proposé de me VENDRE le sien.

Je suis perplexe.

La tirade sur le fait de se porter mutuellement assistance et secours ne supposait-elle pas qu'il s'engageait à me DONNER son iPhone en cas de voyage du mien à la Ferme des mobiles ?


vendredi 7 septembre 2012

Le coup du coin

Je ne sais pas ce que mes orteils ont fait dans leur précédente vie pour mériter un tel acharnement dans leur actuelle existence. Aplatis par le Grü, explosés au contact de pieds en tout genre, cognés et brûlés par une lèchefrite qui m'a malencontreusement échappée des mains ; le karma, présentement, fait office de vilain maton dans une prison SM.

mercredi 5 septembre 2012

Un peu de guimauve

Je n’ai jamais rêvé de mon mariage ; être le centre de l’attention est plutôt un cauchemar.
Je n’ai jamais imaginé de robe de princesse ; de ces histoires, au-delà de la magie des bonnes fées, je n’ai retenu que l’ennui que devait être au quotidien cette vie étouffée par les protocoles.
Je n’ai jamais fantasmé sur la demande ou sur la bague ; même superbe, une bague n’est pas de l’amour.

Mais quand je vois, parfois, sans y penser, le jonc autour de son annulaire gauche, je souris de me souvenir qu’il y a eu un homme sur terre suffisamment fou pour vouloir m’épouser - et que je l’aime.

mercredi 29 août 2012

Ne viens pas m'expliquer...

Ne viens pas me dire que les hommes et les femmes sont égaux dont le monde dans lequel nous vivons. Le fait que tu insistes sur la « malchance » que représente le fait d’avoir une fille en est une démonstration banale. Ne me réponds pas que ce ne sont que des mots : les mots portent les idées, les répandent dans les esprits, parfois si loin que l’intention se perd en chemin.

Ne viens pas justifier des propos scandaleux par « c’est de l’humour ! » comme si cela légitimait tous les débordements. Ce n’est pas de l’humour de salir, dévaloriser, porter atteinte à l’honneur d’une personne. C’est juste un défouloir ordurier, une vengeance obscène qui aurait dû disparaître avec une chasse d’eau.

Ne viens pas soupirer « je suis désolé, mais… » car j’ai appris à ne jamais tenir compte des mots prononcés avant cette conjonction de coordination. C’est une négation formelle, un « mais », un refus catégorique de ce qui est prononcé avant lui.

Ne viens pas m’expliquer comment je dois réagir à l’objetisation du corps des femmes, aux mains baladeuses, aux con-pliments de rue, ne viens pas me dire que tu comprends : non, tu ne comprends pas. Tu ne connais pas les jambes de coton, le goût métallique de la peur de la situation qui peut dégénérer, le cœur qui tambourine dans la poitrine, tu n’as aucune idée de la sensation du souffle court et chaud d’un inconnu dans ta nuque.

Ne viens pas m’exposer ton « opinion » ou ton « point de vue », car, comme aucun argument ne pourra excuser les injures, aucun argument, jamais, ne pourra justifier de me placer en inférieure compte tenu de mon sexe. Je suis capable de faire tout ce qu’un homme fait. Que j’en ai l’envie est un autre débat.

Ne viens pas affirmer que tu « connais des femmes que ça ne dérange pas ». Si certaines aiment leurs chaînes, je n’en suis pas moins éprise de liberté.

lundi 27 août 2012

Règlement du Much’ Club

1. Il est interdit de parler de pâté végétal.
2. Il est interdit de parler de pâté végétal.
3. Il est INTERDIT de parler de cette ABOMINATION de BOUILLIE de décoction d’HERBES À LA CON.
Il faut croire qu’on avait encore des secrets.

Je n’avais pas connaissance de l’existence de ce club avant d’aborder le glissant sujet de la confection d’un p… d’une confiture vég… de … de la « chose dont on ne doit pas dire le nom ». Si seulement il avait trouvé la force de communiquer sur ce qui, au regard de la réaction, ne peut être qu’une phobie (decoctavegetabiliphobia ?), j’imagine que mon orteil aurait encore sa jolie couleur rosée, sa souplesse légendaire et son petit ongle vernis intact. Je trouve juste la sentence un tout petit peu exagérée.

(D’aucuns vous diront que je n’avais qu’à pas faire la mariole, pieds nus dans la cuisine, à trainer dans ses pattes alors qu’il faisait la cuisine parce que j’avais l’estomac dans les talons, et que forcément, ça allait bien arriver un jour. Je vois pas bien le rapport, personnellement, avec un orteil écrasé.)


mardi 7 août 2012

Glacière, je gère

J'ai globalement une entière confiance en lui et je mettrai sans ciller ma vie entre ses grandes mains, mais j'avoue que quand il se lance dans des grandes entreprises comme démonter le réfrigérateur pour comprendre ce qui fait ce bruit et éventuellement le réparer, je commence à trembler pour la vie du frigo, de ses outils et de tout ce qui l'entoure dans un rayon de 3 m. Sans mentionner le fait que nous sommes mardi soir, qu'il est 21:15, et que s'il se loupe, je n'ai qu'un sac à surgelés bien flapi pour stocker toutes mes compotes et mon lait d'amande.

(Surtout que je sais bien, moi, ce qui cloche avec ce frigidaire ; il en a MARRE des fromages qui puent et des oignons pestilentiels. Je préconise donc de ne le remplir que de lait d'amande et de compotes de pommes pendant 3 semaines.)

mardi 31 juillet 2012

Message de service

Jurisprudence "24h plus tard, ça pique encore les yeux juste en ouvrant le frigo berdel" : Les oignons seront désormais interdits tant que nous ne disposerons pas d'une pièce hermétique et sécurisée dédiée à leur stockage et à leur épluchage.

mardi 17 juillet 2012

Je pourrais raconter…

Je pourrais raconter…
… le projet de stop motion, qui est devenu le très ambitieux projet de stop motion, s'est transformé en hyper super projet « Retourne chez ta mamie manger du foie de veau et laisse les vrais professionnels faire leur bel ouvrage, Michel Gondry », pour finalement être le petit projet de stop motion à la cool,
… les soirs à m’agacer sur le logiciel de vectoriel pour faire des invitations prétendument à l’arrache « Oh, on les a gribouillées rapidou sur un coin de table t'sais »,
… les yeux luisants d’envie et les sourires carnassiers des prestataires auxquels nous demandions des devis,
… le délice du déjeuner test, la perfection de la cuisson de la langoustine, le moelleux du bar, l’exquise panna cotta,
… le brainstorming sur les noms de table et le refus catégorique de mon thème « Tables périodiques des éléments » (Je ne comprends toujours pas pourquoi, il y avait de la culture, du jeu de mots cocasse et jusqu’à 118 possibilités.),
… l’expression de son visage, entre appréhension et résignation, alors que, presqu’un soir sur deux, je m’asseyais face à lui et, le regardant dans les yeux, déclarais : « j’ai une idée ! », souvent accueilli d’un :

« - Non. »
et suivi d’une négociation féroce :
« - Alleïeeee steuplaiiiit…
- Non.
- Maiiiiiiis…
- Combien de temps pour faire tout ça ?
- Hyper rapide, en sautant deux diners sur trois et en réduisant nos heures de sommeil, en 6 semaines c’est bouclé !
- Non. Non. Non, non, non, non. Non. NOOOON. NON !»,
(...)

… le phénoménal cadeau, bien au-delà de nos attentes, que nous ont fait mes sensationnels cousins en acceptant d’être les officiants de notre cérémonie « maison »,
… son allure de gentleman irrésistible en smoking, son très élégant costume trois pièces bleu marine, la chasse au nœud papillon orange puis l'entraînement consciencieux à le nouer,
… la violente peine ressentie lors de la conception de la robe, entre humiliations et pleurs dans le salon d’essayage, l’espoir insufflé par ma tante déterminée à arranger coûte que coûte la situation et par les mots de réconfort et l’aide providentielle d’une délicieuse jeune femme aux yeux azur,
… les soirées et week-ends à relire les romans, nouvelles, poèmes, textes de chansons, bande dessinées qui nous ont plu pour décorer le jardin de mots d’amour,
… le combat (oui, ça a été un combat) entre le Grü et moi pour définir les morceaux de musique à passer lors de la soirée,
… l’aide indéfectible de ma fantastique mère qui aura endossé avec entrain tous les rôles, nous apportant un soutien inestimable,
… l’adorable coussin d’alliance réalisé par les mains expertes et agiles de sa maman,
… les soirées et week-ends à rénover les vieux cadres de mes grands-parents, planter des clous, à tresser des fils de laiton et d’aluminium en papotant et riant avec Maman et mon encore fiancé,
… l’adaptation à nos maigres talents de danseurs de la chorégraphie de « Cheek to cheek », issue du réjouissant film « Top Hat », par ma gracieuse sœur qui nous a insufflé confiance en nous grâce à son extrême bienveillance, les premières secondes dans les bras de mon père, tous deux comme sur un fil mais souriants,
… les choses neuve, vieille, empruntée, bleue qui ont été rejointes par quelque chose de Mado, quelque chose de Mamie, quelque chose de Maman, quelque chose de ma Sœur,
… l’inattendue facilité avec laquelle le plan de table a été mis au point,
… le gypsophile aérien et autres hortensias, campanules, matricaires, petites roses branchues, frésias, la Sainte Vierge dans la gouttière, le petit vase bleu de Mado et sa rose de jardin, les prénoms en craie liquide sur les vitres, les cadres, les indications, les polaroids, les prestataires aux petits soins,
… les rires joyeux de l'assistance après mon "oui", sa voix légèrement tremblante lors de la lecture de ses vœux, l’audience attendrie parmi laquelle certains écrasent une larme, un difficile rattrapage en plein milieu de mes vœux, ma dissipation pendant les cérémonies alors que lui est si sage,
… les applaudissements, les câlins, les hourra, les fleurs de lavande, les baisers, les rires, les chansons, les danses, les déclarations, les remerciements, les félicitations, les grandes déclarations dont on sait qu’elles sont toutes sincères,
… la fin de nuit en boite, les « Mazel Tov ! » lancés par des fêtards éméchés, le petit déj gargantuesque, le petit chien au nom fabuleux.

Mais voilà, je ne parviens pas à mettre en mots tous ces points ; étrangement, après neuf ans à me / nous / se raconter, je suis rattrapée par le côté impudique de tout cela. C’est qu’il y a quelque chose d’éminemment intime dans un mariage : il ne s’agit pas là de moi, de lui, ou de lui et moi, mais de nous tous. De nos ancêtres, de nos grands-pères et grands-mères, de nos pères et mères, de nos frères et sœurs, de nos tantes et oncles, de nos cousins et cousines, de nos amis d’enfance, d’école, de fac et de travail, de toutes ces rencontres et toutes ces décisions qui nous ont forgés, nous qui avons dit « oui ».


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